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La conséquence de "mes actes"

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MessageSujet: La conséquence de "mes actes"  Mar 22 Déc - 12:39







punition en cours





Sur le coup je n'ai eu le droit à rien pour écrire, la suite à donc été écris le jour de ma sortie, hospitalisation très courte mais peut-être plus pénible que mes deux précendentes!

Poids à l'arrivé : 42.2 kg
Après quelques jours : 46.8 kg


Hospitalisation 23-27 novembre

Sans prendre la peine de se poser pour m'écouter elle me dit que je reste en pédiatrie pour quelques jours, je m'en fou je suis totalement blasé de toute façon. Puis tranquillement le message arrive à mon cerveau : un repas non terminé et c'est la sonde gastrique, le gavage. Je ne veux pas, je pleurs à ma mere de me ramener, que je vais manger, je le promet si elle ne me laisse pas ici. Elle hésite, sans le vouloir je lui fais un sorte de chantage émotif, elle est d'accord pour me ramener à condition que je sois chez mon pere, çar lui réussira à me faire manger. Bien convaincue elle l'annonce au docteur, non, la réponse est non. Je serais hospitalisé au moins jusqu'à jeudi si je coopère sinon plus, avec interdiction de visite, de téléphone, de musique, de télévision, de lecture, obligé de rester au lit et d'attendre. Ça ne plait pas à ma mère, elle obtient donc que je puisse garder mes livres.

Ma mere me dis au revoir, on me prend mes vêtement, la jaquette m'est remis, la punition peut commencer.

Je m'embête profondément, je vois les autres avec de la visites ou devant un dvd, moi dans le coin 5547-3 seule sans rien à faire. La fille en diagonale a fait une crise d'allergie, j'écoute je n'ai rien de mieux à faire. La petite fille à ma droite se nomme Emma son pere êt sa mere se relait pour rester près d'elle, elle a une infection dans l'os de sa jambe, sa jambe est couverte de bleu, elle doit etres sous traction pour la redresser. Puis il y a Christelle en avant de moi, elle a 14 ans, samedi elle aura 15 elle a une occlusion intestinale puis elle est incapable d'uriner elle a donc sa sonde. Elle parle plusieurs fois par jour avec Diane au téléphone, si j'ai bien compris c'est la responsable de la maison pour jeune où elle vie. Je lui ai parlé mais pas le premier jour, elle a dis à son infirmiere : comme je suis pas grosse toute mes amies me traite d'anorexique pourtant je ne me fais pas vomir! Heu moi non plus, les préjugés m'agace se ne sont pas toute les anorexiques qui utilisent se moyen. Mais finalement je me suis rendue compte que c'était une chouette fille. On a parler beaucoup mais toujours réprimander, je n'ai pas le droit de parler aux autres.

Je crois qu'elles n'ont pas eu à faire à des anorexiques très commodes ses infirmières, à la pesée vers six du matin on me réveille, toilette pour se vider la vessie, ne barre pas la porte , non non je sais, as tu enlevé tes souvetement? Oups j'ai oublié , pardon je vais aller le faire, Voila ses terminé , merci madame, sur mon départ j'entends : elle est gentille celle là. Petit sourire au moins je ne suis pas considéré comme désagréable!

Le repas arrive c'est le soir, je suis tellement triste, je me sens seule. La fille de diagonale est repartie, Christelle rigole avec les étudiantes en soins êt à ma droite la petite discute joyeusement avec sa mère et moi je suis la. Devant mon repas je me vide, je suis tellement triste, ce n'est pas tant le repas, en fait je ne veux plus manger, la sonde ne me fait pas peur, mais je sais la tristesse que ma mere éprouverait si je devais l'avoir et mon blocage face à la nourriture me terrifie, je ne veux pas lui faire de la peine, je suis une personne horrible, si je ne mange pas je vais décevoir tout le monde. À chaque bouché je pleure un peu plus, vraiment pathétique. Je ne réussis pas à finir je me roule en boule sous les couvertures pour pleurer, l'infirmière vient me voir, elle me dis que le docteur à appellé, pour dire que j'avais reperdue du poids se  qui l'inquiétait mais que si je coopérais j'aurais droit à deux heures de lecture par repas. Je repense à ma mere, a ma sortie prévue, je dois tenir, je termine mon repas.

Une nuit je ne peux m'empêcher de pleurer, je vais dans la salle de bain, je fais peine à voir, les yeux rouges bouffis, contrastant avec le bleu hideux de la jaquette. Je haïs tout cela, pourquoi on me punie? Une phrase que j'ai lu me revint, je la comprend maintenant : refuser de manger, condamné de prison. Est-ce depuis toujours que c'est cela? Pourquoi on m'enferme je ne tue personne, à part peut-etres moi-même.

La voix tranquille de l'infirmière de nuit me réveil encore, s'est l'heure de mesurer mes signes vitaux, elle est gentille je lui souris Puis me rendors.

Mon bonheur de la journée c'est la collation du soir, mon petit moment de douceur, le seul étrangement relié à de la nourriture. Deux 100 ml de creme glacé à la vanille et quatre petits biscuits social thé. Je ne sais pas pourquoi mais ça m'appaise. C'est mon moment à moi.

J'aime bien parler à la mère de Emma, elle est gentille, elle m'a encore proposé d'aller me chercher un dvd, à regret je lui apprend que je n'ai pas le droit, elle est si attentionnée avec les gens, elle semble être une très bonne mère, ma mère me manque malgré que ça ne fait que deux jours.

Une bénévole enjoué vient me parler, on a une très bonne discussion sur la patisserie mais l'infirmière arrive êt lui dis de partir, je ne dois pas parler aux gens.

Ce matin l'infirmière vient me voir et me demande : qu'elles sont les règles? Je lui répond : manger et ne parler à personne. C'est bien cela.

L'odeur de la chaise bassine de je ne sais qui me soulève le coeur aujourd'hui.

J'ai froid cette nuit, j'ai du demander deux couverture en plus, ça m'aide, je peux mieux dormir. Par contre une chose m'agace, pour je ne sais qu'elle raison mes genoux et coudes me semble tellement fragile, à chaque fois que je me tourne j'ai l'impression que la couverture m'erafle la peau, comme c'est désagréable.

Le docteur de la fillette est aussi mon docteur pour mon dos, je ne l'ai vue qu'il y a six mois, elle ne m'a pas reconnu, j'ai un rendez-vous dans deux semaines avec elle je vais bien rire en le lui faisant remarquer.

Aujourd'hui comme dessert un charmant plat dont le nom a été trouvé par moi et approuvé par Christelle : le tapioca de l'enfer, j'adore le tapioca mais celui ci est vraiment vicieux, d'abord tres sucré il laisse place à un goût terrible, aller de grosses cuillères et beaucoup d'eau je réussi à le terminer.

Je regarde le plafond il y a une tâche d'humidité dans le coin d'une tuile du plafond suspendu. Tic tac tic tac, je déteste attendre ici, je suis ici à attendre que le bruit du chariot a repas se fasse attendre, il arrive comme une punition de plus. Les pas de la préposée, le cabaret se pose, je redresse mon lit, une bonne posture pour l'attaque. Je sais d'avance que je vais manger froid, je mange trop lentement, même si le plat est chaud à son arrivé le temps de tout couper, mâcher et remâcher il devient froid.


Le déjeuner, le premier a été le pire je pense des toasts humides et beaucoup trop de tartinade, deux beurres (que j'avais arreter de manger il y a longtemps) Puis deux caramel, trop collant êt sucré pour le déjeuner, interdiction de mettre du caramel sur du beurre ça serait trop infecte, je beurre mes toast en y plaçant les deux fromages (80 calories chaque). Le premier caramel je tente de le manger sur ma demie banane (un aliment autrefois aimé que j'avais rayé de ma vie il y a plusieurs mois) le résultat plutôt bof j'ai laissé un caramel  intact. Quand plus tard on me l'a fais remarqué j'ai pris mon air innocent en disant que j'ignorais que je devais tout manger.

Repas, de la veille de mon départ, nommé : sauce aux oeufs. Oui oui c'est des pommes de terre pilées et dans toute l'assiette gît une sauce épaisse et jaunâtre avec trois œufs durs coupés en tranche caché à l'abris de la gluante mixture. Je me souviens de cette sauce, en septembre je l'avais terminé à grande peine. Non mais franchement ! Une sauce c'est pas censé être le principal ça doit être Serbie sur des pates ou du riz! Mais cette fois ça ne passe, regard furtif, gauche droite il n'y a personne, allez c'est le moment où jamais, je soulève l'assiette de son plat êt  grandes cuillères je cache la glue jaune, j'en laisse un peu, il n'y a plus de place sur l'assiette, il ne faut surtout pas que l'infirmière touche l'assiette sinon elle verra qu'elle flotte sur un lit de sauce. Je sonne, envoyé moi une infirmière, elle arrive super c'est l'auxiliaire, la gentille. Je lui explique que j'ai mangé le plus possible mais que je ne peux plus que c'est trop dégueu comme goût, je lui dis que je mangerais tout se qu'elle m'apportera mais que je ne veux plus prendre une seule bouchée de ça. Elle accepte! Je mangerais un yogourt à la place, joie.  Au final, ma charmante auxiliaire est stoppée par l'infirmière principale. Je n'ai pas le droit de changé le contenue de mon plateau, j'argumente, rien à faire, mais la vue du repas douteux convainc la femme, elle regarde elle-même ce plat avec dégoût, Puis m'apporte mon yogourt, victoire!








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